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En RDC, des éléments nouveaux remettent en cause la condamnation de Kamerhe

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Des éléments nouveaux sont apparus dans l’affaire Vital Kamerhe, le chef de cabinet du président Tshisekedi condamné à 20 ans de travaux forcés pour détournement de fonds. Ces éléments pourraient justifier un appel contre la condamnation.

Le vent pourrait tourner pour Vital Kamerhe, le directeur de cabinet du président de la RDC condamné en juin dernier à 20 ans de travaux forcés pour une affaire de corruption portant sur la livraison maisons préfabriquées. Des éléments nouveaux ont été rendus publics ces dernières semaines, qui seraient de nature à justifier un procès en appel contre la condamnation, selon plusieurs sources. Par ailleurs, le climat politique tendu en RDC offre une opportunité à Vital Kamerhe, toujours actif après sa condamnation, et à son parti, l’Union pour la Nation congolaise (UNC), de se rapprocher du président Tshisekedi.

Vital Kamerhe, une des personnalités politiques les plus influentes du Congo, avait été arrêté en avril dernier, emprisonné et accusé d’avoir détourné des fonds pour 50 millions de dollars. Le procès avait été expéditif, et de nombreuses voix s’étaient élevées contre cette condamnation. “Aucune pièce n’a été produite durant le procès attestant le détournement de fonds”, maintient la défense du condamné. En outre, le président du Tribunal Raphaël Yanyi est décédé durant le procès dans des conditions mystérieuses.

Des éléments nouveaux

Des éléments nouveaux sont apparus récemment, établissant que les maisons préfabriquées ont bel et bien été commandées et payées par la RDC, ce qui serait de nature à contredire l’hypothèse d’un détournement des fonds.

Tout a commencé avec le dépôt de plaintes par l’Angola et la Tanzanie auprès du gouvernement congolais, il y a quelques semaines, à propos des 3.500 maisons. Il en ressort que les maisons existent bel et bien et sont bloquées dans des containers dans ces pays, les droits de douane afférents n’ayant pas été payés par l’État congolais. L’Angola et la Tanzanie menacent de conserver la cargaison.

Suite à ces plaintes, le Premier ministre de la RDC, Sylvestre Llunga, a mis en route une commission d’enquête chargée de vérifier le programme des “cent jours” pour redresser le pays, comportant, entre autre, l’achat de ces maisons.


“La RDC a découvert que les maisons commandées par Vital Kamerhe existent et ont été payées”, dit une source proche du dossier. “En outre, 1.500 maisons ont déjà été livrées”

Pour couronner le tout, le 29 octobre dernier, le Premier ministre congolais a reconnu à la télévision nationale (RTNC) que ces maisons avaient été payées. “Le gouvernement congolais se trouve aujourd’hui dans une position délicate, dans la mesure où la commande a été exécutée, même si les droits de douanes restent toujours en souffrance”, ajoute cette source.

Vital Kamerhe continue, de son côté, à clamer son innocence. La condamnation pourrait faire l’objet d’un jugement en appel, sans préjuger du verdict final.

Kamehre toujours actif politiquement

Par ailleurs, Vital Kamerhe, malgré son assignation à résidence continue à jouer un rôle dans la vie politique du Congo.

Les dissensions sont importantes au sein du gouvernement congolais. Le président de la RDC, Félix Tshisekedi, veut mettre fin à son alliance avec son prédécesseur Joseph Kabila, avec qui il gouverne actuellement le Congo. Il cherche une nouvelle coalition gouvernementale, dans laquelle le parti de Vital Kamhere, l’UNC, pourrait jouer un rôle.

Le président Tshisekedi a besoin de tous ses alliés, afin de créer une Union nationale. Il doit rencontrer ce mercredi des représentants de l’UNC. “Vital Kamerhe, toujours chef de cabinet du président, continue à conduire ses troupes”, dit une source, “mais son état de santé reste très préoccupant”.

Tiré de L’Echo.be

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